Que ce soit au moment de s’installer, suite à une expatriation par exemple, ou après quelques années sur place, il y a toujours un moment où l’on se pose la question du choix de son partenaire bancaire en Espagne.

Les critères de choix sont évidemment multiples, à l’image des clients des banques.
Il est toutefois possible de distinguer quelques critères principaux, qui sont régulièrement cités dans les forums et les communautés d’expatriés :

Les frais de gestion et d’administration : en Espagne, plus facilement qu’en France, il est possible de bénéficier d’un compte courant dont les frais sont très réduits, voire nuls. C’est vrai également pour les outils et produits associés (cartes, gestion à distance…) et pour la tarification des retraits. Sur ce dernier point, les « grands accords inter-bancaires » qui existaient jusqu’en 2015 ont de facto disparu quand plusieurs grandes banques espagnoles ont commencé à les dénoncer ou à y introduire des exceptions. Il était fréquent jusqu’à l’an passé de trouver sur le marché des conventions de compte permettant les retraits gratuits dans de très nombreuses entités. Ce n’est plus la norme en 2016 : chaque banque propose des retraits gratuits dans ses propres distributeurs, ou alors avec au mieux un partenaire.

Certaines entités continuent toutefois à proposer des comptes courants payants, en particulier à leur clientèle d’expatriés récemment arrivés en Espagne, et qui n’ont pas encore une bonne connaissance du secteur bancaire espagnol. C’est un point sur lequel il ne faut pas hésiter à s’informer et à comparer les offres.

La compatibilité avec les produits bancaires français : très souvent les expatriés français gardent un ou des produits bancaires en France, dans l’optique d’un retour possible, ou parce que ces produits ont une rentabilité intéressante, ou tout simplement parce que leur agence bancaire française est celle « de toda la vida » ou de « toda la familia ».

Il n’existe pas de banque « unique » franco-espagnole, permettant par exemple la gestion sur une seule et même interface internet de produits bancaires français et de produits bancaires espagnols. C’est notamment dû à des contraintes légales et réglementaires, imposées d’un côté par la Banque de France et de l’autre par la Banque d’Espagne.

Mais il existe des banques qui facilitent la compatibilité des produits bancaires de chaque pays. C’est particulièrement vrai pour les virements : il est fondamental pour un expatrié de ne pas avoir à payer de frais pour les virements envoyés vers la France. Et même si c’est plus rare, certaines banques facturent parfois des frais à la réception de virements en provenance de l’étranger, c’est un aspect sur lequel il faut être vigilant.

La communication en Français : la gestion quotidienne d’un compte bancaire espagnol ne présente pas de grosses différences avec la gestion d’un compte bancaire français. Mais en cas de difficulté (passagère ou moins passagère), ou pour la souscription de produits spécifiques (épargne, crédit, assurances, prévoyance…) il peut s’avérer utile d’avoir un interlocuteur francophone ! Rien de plus facile que de coller un autocollant français sur une vitrine ou de dire dans une publicité qu’un interlocuteur francophone sera toujours disponible… Il faut vérifier si ce qui est promis correspond effectivement à la réalité : le site internet de la banque est-il en Français ? Et les applications pour smartphones ou tablettes ? Un conseiller bancaire francophone est-il bien disponible en agence, par téléphone ou par email ? Le conseiller en question est-il réellement bilingue ou a-t-il de vagues notions de Français ?

L’accessibilité : les temps ont changé, en Espagne comme ailleurs. L’époque des files d’attentes au guichet pour mettre à jour sa « libreta » en début de mois est révolue. Pour autant le succès, relatif, des banques 100% en ligne montre bien que l’on parle d’un secteur où la relation humaine reste primordiale. Un client bancaire au XXIe siècle doit pouvoir parler rapidement à un conseiller qui le connaît quand il le souhaite ou quand il en a besoin. Et il ne doit pas être contraint de se déplacer en agence quand il n’en a pas envie, ou pas besoin. C’est un critère important au moment de choisir sa banque : ai-je réellement besoin d’une banque au réseau démesuré, qui devra vraisemblablement répercuter les frais de maintenance et de gestion de ses agences aux clients ? Puis-je me contenter d’une banque 100% dématérialisée, où je n’ai jamais rencontré de conseiller dédié ?

L’éthique : la crise de 2008 a mis à mal l’image des banques en Espagne, et de nombreux excès ont été pointés du doigt. De nouvelles entités bancaires dites « éthiques » ont fait leur apparition sur le marché et elles prétendent « faire de la banque autrement ». Au-delà des discours, il faut là aussi vérifier la réalité des pratiques et des structures. Certaines de ces « nouvelles » banques dépendent en fait de groupes anciens qui ont souhaité se racheter une virginité de façade. Et certaines banques traditionnelles ont une structure et une gouvernance qui peuvent apporter bien des garanties en terme d’éthique, notamment les banques coopératives et mutualistes, dont les clients sont des sociétaires. Faire un choix « éthique » en matière bancaire comme pour d’autres produits ou services, nécessite de faire un premier lieu un travail de recherche et d’information.

Faut-il renoncer à trouver la banque parfaite ? Absolument pas, mais il ne faut pas hésiter à se renseigner, à discuter, à comparer. Certaines entités qui, du fait de leur implantation historique, peuvent sembler incontournables à tel ou tel endroit pourraient au final s’avérer peu attractives. D’autres au contraire pourraient vous apporter satisfaction sur plusieurs aspects dont certains que vous ne soupçonniez pas au départ.

Les équipes du Crédit Agricole à Barcelone sont à votre disposition pour répondre à vos questions en matière de banque et d’assurance. N’hésitez pas à nous contacter au 93 238 42 22.

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